Erratum : flux RSS

vendredi 27 juillet 2007
Ce très court billet juste pour vous faire remarquer qu'il y a encore quelques semaines, il était possible de s'abonner au flux de ce blog par une adresse non feedburner (http://www.fdeshayes.net/rss.php). Hors je ne vérifie pas ce RSS, et grâce à Feedburner je suis certain de fournir un flux compatible. Cela me permet également d'avoir une vue d'ensemble sur votre nombre (oui vous, les lecteurs).

Flux RSS via la barre d'adresse

Je demanderais donc à ceux s'étant abonnés par la petite icône RSS présente dans leur barre d'adresse (cf. ci-dessus) de bien vouloir vérifier l'adresse à laquelle ils sont abonnés... La bonne adresse est la suivante : http://feeds.feedburner.com/FabienDeshayes. Le flux présent dans la barre d'adresse est maintenant la bonne.

Merci d'avance, et désolé du dérangement.
Je souhaiterais vous conseiller la lecture (si ce n'est pas déjà fait) d'un article que j'ai énormément apprécié de part le sujet qu'il traite : Qu'est-ce que l'Entreprise 2.0 ? de Fred Cavazza. Mais plutôt que de simplement citer l'article et de féliciter son auteur , je voudrais donner mon point de vue sur un des aspects cité, thème repris assez souvent sur ce blog :

Les interfaces riches ont grandement contribué à la remise au goût du jour des applications en ligne. Que ce soit dans une configuration bureautique [...] ou pour une application plus lourde [...]. Le bénéfice évident de ces solutions est un gain de simplicité (déploiement, mise à jour, modèle de facturation) sans pour autant diminuer la richesse ou la productivité.

N'est-ce pas là un excellent résumé de ce que peuvent apporter des interfaces riches (et par extension des applications riches) en général ? Mais regardons maintenant d'un point de vue entreprise : Quelle place ont-elles au sein d'une entreprise ? Ne sont-elles pas uniquement destinées au grand public ? Mon point de vue est évidemment qu'une bonne utilisation des technologies riches permet de créer d'excellentes applications d'entreprise. Je vois pour cela trois raisons majeures.

Tout d'abord l'emploi d'un modèle client / serveur. On le retrouve dans tous les intranets / extranets d'entreprise, car elle offre les avantages que l'on connaît pour l'utilisateur : connexion à distance, de quasiment n'importe quel poste, etc. Là où les technologies riches prennent le pas sur celles plus "classiques", c'est sur le déportage des calculs coté client. C'est l'une des règles fondamentales des RIA : le serveur n'est pas surchargé de requêtes et de calculs, et le poste client effectue le plus de travail possible. Ceci est possible de part l'architecture souhaitée pour développer des RIA (modèle MVC par exemple) mais également grâce aux nouvelles "capacités techniques" (AJAX est basé sur ce modèle ; on peut également y voir les prémices des applications offline). Les gains ? Des serveurs moins encombrés, des échanges limités et donc du temps de gagner (et l'on sait tous à quel point le temps est important en entreprise !).

Ensuite parce que les RIA offrent de nouvelles possibilités d'utilisation, en proposant des applications nettement plus intuitives et plus adaptées aux besoins des collaborateurs de l'entreprise. Intuitivité, simplicité et gestion du changement (dans le cas d'une refonte) : voici trois données très importantes lors de la création d'une RIA d'entreprise qui garantiront une bonne adoption par l'utilisateur. Par gestion du changement, il faut souligner le fait qu'une refonte d'application doit se faire en fonction de l'existant pour ne pas trop bouleverser l'utilisateur : garder les même automatismes, les mêmes libellés, etc. tout en mettant en place des mécanismes pour améliorer l'expérience utilisateur, comme la fluidité de navigation entre les différents pages ou l'interaction plus dynamique avec les éléments.

Enfin, l'une des clés de ces applications est certainement la représentation des données. Ces dernières sont très nombreuses en entreprise (bilans chiffrés, plannings, etc.) et les RIA offrent de très nombreux moyens de représenter ces données, par exemple par le biais de graphiques
. La simplicité de mise en place de ces éléments visuels est d'autant plus simple qu'elle sera valorisante pour l'application et donc l'entreprise.


On pourrait croire qu'une bonne interface riche est faite de multiples effets et autres performances graphiques : il n'en est rien ; et les applications riches d'entreprise en sont la preuve. On ne le sait peut-être pas car ce ne sont pas les exemples qui sont montrés en premier, mais nombreuses sont ces applications qui permettent à l'entreprise de remodeler l'interface de leur système d'information. Fini le temps des terminaux blanc sur fond noir : les RIA offrent toutes les cartes pour améliorer et faire évoluer la communication au sein de l'entreprise.

J'espère par cet article avoir pu souligner la place que pourrait tenir ces nouvelles applications au sein d'une entreprise 2.0 ! Un rappel toutefois, les RIA ne sont qu'une partie de cet éventuel processus : Fred Cavazza vous décrit l'ensemble de l'entreprise 2.0 en détail et en image.

Image provenant d'iStockPhoto

Quel avenir pour XUL Runner ?

lundi 23 juillet 2007
C'est la question que je me pose en regardant l'avancée de XUL/XULRunner depuis que je me suis penché dessus pour réaliser cette fiche de présentation. En effet, c'est l'une des technologies qui fait le moins l'actualité ces derniers mois, contrairement aux nouveaux produits Adobe ou Microsoft, les initiatives comme Dekoh ou Slingshot ou encore les nouvelles version d'OpenLaszlo. Et du coté de Mozilla, quoi de neuf ?

J'avoue ne pas m'être intéressé énormément à cette technologie, et ce je pense pour plusieurs raisons sur lesquelles je reviendrais pas la suite. Avant, je voudrais souligner deux choses :
  • Tout d'abord, le fait que Mozilla ne devrait finalement pas baser la version 3 de Firefox et de Thunderbird sur une seule instance de XULRunner, pour ne pas retarder la sortie de ces logiciels. Raison tout à fait valable à vrai dire, mais ce fait ne souligne t-il pas son manque de maturité ? N'est-ce pas avouer la relative faiblesse de cette technologie ?
  • Ensuite, je constate que la dernière version de XULRunner date de presque un an, ce qui fait relativement beaucoup quand on sait la réactivité que pourrait apporter Mozilla. De l'autre, c'est évidemment normal sachant que la plate-forme n'est maintenue que par un seul homme, Benjamin Smedberg.

Toutefois, on peut y voir quelques aspects positifs :
  • Des logiciels basés sur XULRunner qui sont parmi les plus en vue : citons Joost pour la TV en peer-to-peer et Songbird comme lecteur média. De belles références donc.
  • La création d'un espace pour la communauté de développeurs de XULRunner : mozpad.org. Soutenu par Mozilla, cette initiative est évidemment dans la bienvenue alors que l'on souligne que la communication et la documentation autour de XULRunner n'est pas des meilleures. Elle permettra notamment de recentrer les personnes influentes du projet autour d'un même site.
Songbird
Songbird, une application réalisée grâce à XUL/XULRunner

Personnellement, je me pose de plus en plus de questions. Pour être franc, je ne crois plus trop en cette technologie. Peut on la qualifier de technologie riche ? Lorsque l'on apprend que son développement par Mozilla n'est fait uniquement dans le but d'être dédié à une plate-forme spécifique (en l'occurrence Mozilla) et que les autres projets (Joost ou Songibrd) ont leur propre XULRunner, on arrive à se poser des questions sur la technologie et son niveau de maturité. Ce serait comme devoir télécharger un Flash Player pour chaque site web animé...

Au niveau purement technique, je ne reproche absolument rien à Mozilla et son offre XULRunner : en se basant sur de standards du web, le projet est donc sur le papier vraiment bon. Mais qu'en est t-il du coté de la richesse graphique ? Et des outils de développements permettant de réunir développeurs et designers autour d'un même projet ? L'intention de Mozilla est bonne, mais la réalisation n'est pas à la hauteur de ce que peut fournir d'autres sociétés (à plus gros moyens, évidemment) comme Adobe ou Microsoft. Et l'on peut comprendre que Mozilla préfère placer ses efforts sur sa plate-forme Firefox / Thunderbird & co.

Mozilla

Le seul reproche que je n'explique toutefois pas concerne une communication qui à mon avis est relativement inadéquate. Avez-vous déjà lu des articles de développeurs XUL/XULRunner disant qu'ils travaillent sur des RIAs ? Mozilla met t-il en avant cette plate-forme comme un outil permettant de créer des interfaces riches et une gestion de données adéquate pour de nouvelles applications sur le nouveau Web ?

Au vu de toutes les nouveautés proposées par les éditeurs actuels, et même par les nouveaux comme Dekoh ou Slingshot, je me pose donc cette question : peut on qualifier la technologie XUL/XULRunner de technologie RIA ? Je pense que non, et que l'on doit plutôt la considérer comme un des éléments d'une plate-forme, en l'occurrence Mozilla. Souhaitons toutefois que le projet ne soit pas abandonné et trouve les moyens de poursuivre l'aventure et de rattraper son retard sur un domaine qui commence à exploser...

Pour ceux qui souhaitent creuser, je vous renvoie à quelques unes de mes sources :

Certains trouveront ce jugement dur, mais c'est ma position et je l'assume. Attention toutefois, ne pas y voir là l'opposition à un système libre et l'éloge du modèle plus fermé (quoi que) des gros calibres que sont Microsoft et Adobe... ne mélangeons pas tout SVP :)

Facebook, l'éloge de la simplicité ?

mercredi 18 juillet 2007
Vous êtes vous déjà posé la question de savoir comment Facebook, un site plutôt "cheap" au niveau graphique, rencontre un tel succès ? Tout d'abord, un petit rappel.

Facebook, c'est :
  • 30 millions d'utilisateurs
  • 4 millions d'inscription chaque mois
  • dans le top 20 des sites les plus visités au monde
  • 15 milliards de pages vues par mois
  • bref, c'est colossal
En discutant hier avec un collègue, je me suis aperçu que le succès d'un outil de social networking est du pour moi à deux grands principes : la cible tout d'abord, puis la simplicité.

Facebook

En effet, la première cible de Facebook, ce sont les étudiants, c'est à dire une tranche d'âge où l'on est plutôt friand d'informatique et de nouveautés, et que le besoin relationnel peut se faire ressentir. En offrant d'abord sa solution aux étudiants, Facebook a su lancer son service : le bouche à oreille a certainement fait le reste.

Toujours est-il que pour faire adopter un service, il faut qu'il soit attirant. Ce qui, pour ma part, n'est pas le cas de Facebook : j'ai en effet été réticent à l'utiliser car je ne le trouve pas très pratique : c'est écrit petit, c'est plutôt très sobre (bleu foncé et noir), bref, pas de quoi s'enthousiasmer. Mais alors, pourquoi un tel succès ? Certainement parce que Facebook est simple d'utilisation. Une inscription en quelques clics, une page d'accueil bien pensée, donnant accès à toutes les rubriques en une seule vue, etc.

Cette simplicité incite certainement de nombreux utilisateurs novices à adhérer à Facebook, et à s'y convertir. Bien entendu, on pourrait aussi parler des autres qualité de Facebook : ses nombreux outils depuis l'ouverture aux développeurs, la qualité du réseau, etc. Mais je pense qu'au lancement, Facebook a notamment su s'imposer grâce à sa simplicité. Et je pourrais poser cette affirmation pour de nombreux autres services web : Youtube, Radio blog club, Ziki... même Google est très simple !

Avec l'émergence de technologies d'interfaces, il ne faut surtout pas oublier que la simplicité est une caractéristique indispensable à la réussite et au succès d'une application web. Attention au piège !

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