Flex passe en Open Source !

jeudi 26 avril 2007
De nouveau l'actualité est brûlante sur les terrains des technologies "riches". Juste avant le début du MIX de Microsoft où on pourrait avoir quelques annonces intéressantes sur Silverlight, Adobe annonce aujourd'hui l'ouverture de Flex en open source !

Flex passe en open source

Dès juin, Flex passera sous licence MPL (Mozilla Public License) toutes les briques de son SDK, notamment :
  • les compilateurs ActionScript 3 et MXML, c'est à dire le langage de script utilisé par Flex et la grammaire XML de description d'interfaces Flex
  • le débuggeur ActionScript ainsi que les core librairies (toutes les fonctionnalités "de base")
  • l'ensemble des composants Flex (correspondant par exemple aux accordéons, aux grilles de données, etc.)
Très rapidement sera mis en place un système de bug report ainsi que des builds quotidiens disponibles pour tous. Vers décembre sera mis en place un système de contrôle de version, SVN, qui permettra à quiconque de récupérer le projet. Le projet sera alors "complètement" open source.

Qu'est-ce que cela apportera aux développeurs ? Tout d'abord on risque de voir apparaître de nouveaux outils de développements pour Flex, notamment des IDE (environnement de développement, comme Eclipse par exemple) mais complètement open source et gratuits. De plus on peut souhaiter que certains composants très connus soient intégrés, comme par exemple le composant de suggestion automatique.

Qu'est-ce que cela apportera aux sociétés qui utilisent Flex ? Le choix. Le choix d'utiliser des technologies open source, d'avoir une grande communauté derrière un projet très important, ou le choix de rester avec Adobe et de choisir d'obtenir Flex via une licence Adobe, pour ainsi conserver l'assurance que peut proposer une société éditrice.

Qu'est-ce que cela apportera à Adobe ? Tout simplement la diffusion de sa technologie à une échelle plus importante. Cette volonté de s'ouvrir de la part d'Adobe n'est pas nouvelle et découle par exemple du projet Tamarin. Il faut à mon avis également relier cette annonce au fait que Silverlight s'annonce comme un sérieux concurrent pour Flex et qu'en prenant les devants, Adobe veut mettre tous les atouts de son coté. Surtout que quelques rumeurs parlent d'une ouverture de Silverlight annoncée durant le MIX...

Quelques liens :
C'est une très agréable surprise pour moi que de voir Adobe proposer Flex en open source. D'un point de vue personnel, cela confirme mon envie de parier sur cette technologie pour les quelques années à venir. Et vous, qu'en pensez-vous ?

Technologie riche #8 : Boxely

mardi 24 avril 2007

Présentation aujourd'hui de la technologie riche d'AOL, nommée Boxely.

Présentation

Boxely est une plateforme de développement permettant de déployer des applications riches de bureau (on parle donc ici de RDA). Cette solution met en avant la facilité, la flexibilité du développement comme le font les technologies web du moment. Boxely est disponible depuis novembre 2006.

Boxely

Le principe


Boxely est composé de deux grandes entités permettant de créer et diffuser des RDA :
  • Boxely User Interface Toolkit : basé sur des standards comme le XML ou le Javascript et composé de nombreux services telles que des bibliothèques de composants prédéfinis et des effets, le toolkit de Boxely offre donc les outils nécessaires à la création rapide et simple d'interfaces riches. La plateforme en elle-même n'est pas limitée et peut-être étendue via des composants ActiveX.
  • Boxely Client Platform : à l'image du toolkit, le client platform se base sur le langage Javacript, et propose des fonctions étendues permettant de réaliser des applications riches de bureau. C'est donc le complément aux applications web traditionnelles pour étendre leur fonctionnalités au plus proche de l'utilisateur, via par exemple des appels http, une base de données intégrée pour le stockage en local, ainsi que d'autres services basés sur le XML.
On peut s'étonner de trouver ici une nouvelle technologie qui à première vue n'apporte rien de novateur comparé à ses concurrents. Pour clarifier un peu l'ensemble, il faut savoir que Boxely se veut avant toute chose simple d'utilisation, et se base sur un prédicat voulant que l'on peut décrire les interfaces comme un ensemble de boîtes (box), utilisée dans la grammaire XML de Boxely.

A noter également que Boxely n'est disponible que pour le système d'exploitation Windows.

Les outils

Boxely est disponible en téléchargement. Bien que fourni avec des exemples, de la documentation et des exercices, il n'y a pas vraiment d'IDE de développement, mais uniquement un "support" pour aider l'utilisateur à prendre en main la solution. Il faut donc utiliser les outils plus traditionnels pour coder.

Les exemples

Disponibles en même temps que le téléchargement de Boxely, il existe quelques applications montrant ce qu'il est possible de réaliser avec cette solution. AOL présente une page entière de screenshots.

Screenshots d'applications Boxely

Des applications plutôt inégales :
  • Un très joli player multimédia
  • Des applications inutiles avec des carrés partout
  • Quelques jeux assez simples, pas vraiment novateur
  • Néanmoins un panel assez large et varié de 16 applications
Pas de quoi s'extasier...

Les points forts

Je ne jugerais pas cette plateforme car je n'y ai pas touché moi-même. En tout cas, il semble que la solution se veuille assez minimaliste et simple d'utilisation, et sa présentation plutôt claire et son utilisation relativement simple tenderait à nous le faire croire. C'est pour le moment ce qui ressort de ce projet.

Liens, pour en savoir plus

Il est dommage de trouver peu de sources autour de ce projet, notamment en français.

Récapitulatif

Boxely est la solution d'AOL, l'une des premières se basant dans le périmètre des RDA. Néanmoins, on peut trouver de nombreux points faibles à cette solution très discrète : une puissance très faible, des fonctionnalités limitées, une communauté réduite (et donc peu de bruit et de publicité), et des choix parfois étranges (pas de CSS pour décrire le design). Bien que se voulant simple, cette solution aura certainement beaucoup de mal à se faire une place, d'autant qu'elle n'a pas profité de sa courte avance sur Apollo ou WPF (par exemple) pour se faire connaître. Dommage ? Peut-être quand on sait que cette solution aurait pu être un bon compromis pour les personnes trouvant l'utilisation de XUL/XULRunner délicate et ne connaissant que les bases de l'HTML et du Javascript, sans désirer se plonger dans les technologies d'Adobe ou de Microsoft.
Après quelques semaines d'attente, j'ai enfin reçu mon invitation pour essayer la version bêta de Joost. Plutôt que de me lancer dans un test détaillé ou une critique poussée, je survolerais juste cette application qui n'est je le rappelle pas encore définitive.

Donc, ce que j'apprécie dans Joost, c'est :
  • La qualité des vidéos proposées. Equivalent à un bon divx.
  • L'ergonomie du logiciel et surtout la navigation : très intuitive, relativement fluide, simple. Un exemple ! Je ne suis pas déçu et c'est l'un des points qui me fait le plus apprécier Joost.
  • La variété des programmes : il y a vraiment du choix... pas toujours de qualité ou intéressant pour tous, mais du choix quand même.
Ce que j'apprécie moins :
  • L'application rame. La réception des vidéos lagge un peu chez moi mais se stabilise rapidement, et je veux bien mettre cela sur le compte de la bêta. Mais lorsque je regarde un programme et que je souhaite effectuer diverses opération, ça rame et je m'y perds un peu. Bien que ma machine ne soit pas du dernier cri, ce n'est pas non plus une antiquité. Un peu agaçant, donc.
  • La contenu des programmes : je ne connais pas toutes les émissions proposées, mais je ne vois pas énormément de choses qui m'accrochent... (bien qu'il y ai du poker !) Je souhaite donc rapidement à Joost de fonder quelques partenariats, et pourquoi pas proposer des programmes français.
  • Les publicités : ça fait bizarre de retrouver des spots en français dans une version encore bêta qui propose des programmes anglais.
Pour moi, je dirais donc que Joost est une réussite au niveau de la forme, et je pense qu'avec l'avenir les petits problèmes de performances ne peuvent que s'améliorer. Je reste plus sceptique sur le fond...

A vous de vous faire votre opinion. D'ailleurs, il me reste une invitation pour la bêta privée : je l'offre au premier qui laisse un commentaire avec son email, pour qu'il se fasse son avis

Suite à l’article précédent focalisé sur Microsoft, parlons maintenant un peu d’Adobe et de sa réaction à l’annonce de Silverlight : Adobe Media Player.

Auparavant connu sous le nom de code Philo, Adobe Media Player se veut devenir le nouveau concurrent de Windows Media Player. Au programme de cette application :

  • Lecture de vidéos en local et donc offline
  • Récupération de vidéos à partir de flux
  • Des partenariats avec des chaînes américaines (pour fournir par exemple des séries)
  • Un système collaboratif de notes et de commentaires
Adobe Media Player

Le tout dans une application de bureau réalisée avec Apollo et profitant des avantages de ce dernier. Adobe Media Player devra apparaître durant l’été, et sa sortie définitive coïnciderait avec celle d’Apollo. Adobe porte donc l’estocade à Microsoft et surtout renforce certains points :

  • Critiqué car ne gérant pas le DRM, le Flash Player qui sera inclus à Adobe Media Player sera « évolué » et permettra donc cette gestion.
  • De plus, la compression vidéo sera améliorée et la qualité meilleure.

Une petite vidéo, tournée lors de la web 2.0 expo qui vient de s’achever montre un aperçu bien sympathique de ce qui nous attend.

De plus, Adobe met bien en avant les derniers chiffres du taux de pénétration de son Flash Player : à dater de mars 2007, la dernière version (la 9) est installée sur 84,3% des ordinateurs, et à 98,3% toutes versions confondues. De quoi assurer une hégémonie pendant encore quelques temps...

Bien que Silverlight arrive avec ses points forts, Adobe a tout de même énormément d’avance et semble bien vouloir en profiter pour continuer de se poser en acteur majeur des technologies « riches ».

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