Revue de blogs

mardi 5 décembre 2006
Voici quelques uns des blogs que je fréquente :
  • FredCavazza.net : pour moi la référence française des blogs sur l'Internet. Assez orienté ergonomie/usabilité, j'adore les articles de Fred : construits, argumentés, illustrés la plupart du temps, et toujours très intéressant.
  • Presentation Zen : un blog anglais d'un américain au Japon... Garr Reynolds (c'est son nom) s'inspire de la pensée Zen pour faire des présentations publiques. Les exemples sont nombreux, et chaque article est une mine de bons conseils. Excellent pour travailler son anglais, mais surtout très instructif.
  • Presse-citron : un rythme de post soutenu mais toujours les bons billets pour présenter des nouveautés du Web : jeux, sites, services, etc. Passionné et ça se voit.
  • Loic Le Meur blog : le blog francophone le plus lu, mais surtout LA personnalité de la blogosphère française. Depuis son parti pris pour Sarkozy, ça balance de tout les cotés. On se rend enfin compte qu'un blog renommé n'est pas simple à gérer...
  • Benjamin Gauthey : j'avais croisé Benjamin lors de sa présentation de Vista à EPITA. Je suis allé voir son blog et je m'y suis abonné : au moins je suis certain d'être au courant des dernières nouveautés Microsoft. Comme il le dit lui même, Benjamin est un Microsoft Enthusiast Evangelist !
  • The Universal Desktop : pour moi l'un des meilleurs blogs sur les RIA. Mis à jour quotidiennement, il apporte les dernières informations sur les technologies riches, et l'actualité est bien fournie ! Il faut tout de même savoir que son auteur (Ryan Stewart) travaille chez Adobe ;)
  • aYsoon 2.0 :: une bulle dans une bulle : le dernier arrivé dans ma liste. Un blog d'un étudiant de l'école centrale d'électronique. Assez récent (2 mois) mais déjà de très bon articles !
Je ne vous liste pas l'intégralité des blogs que je lis, mais j'avoue que la plupart se rapportent aux RIA et notamment aux technologies Adobe ! Et je commence tout juste à lire des blogs politiques, mais là c'est vraiment peu. Auriez-vous des bons feeds à me proposer ?
... on ne peut que saluer l'initiative. Vous trouverez donc beaucoup de supports de cours et autres sources provenant du MIT sur son OpenCourseWare.

Personnellement, j'ai entamé la lecture de Software Engineering for Internet Applications : c'est bien long mais bien complet, on retrouve beaucoup de concepts fondamentaux sur la structures des nouvelles applications avec pas mal d'exemple de code. Un exemple : le VoiceXML y est très bien décrit. Je n'en avais qu'entendu parler et bien que je n'ai que survolé, je comprends déjà mieux le principe.



En tout cas je trouve excellent ce concept de partager les cours sur Internet. Enfin on trouve de la vraie connaissance, du savoir universitaire sur le web. Pour moi c'est une étape supplémentaire de franchie et beaucoup ferait bien de s'en inspirer. Vous imaginez les grandes écoles françaises faire ça ? Ca serait franchement bon. Faudrait que je propose ça à mon école :p. Pour être un brin plus sérieux, durant notre longue histoire, le savoir s'est transmis via les livres. Ces livres ont tout de même quelques problèmes : ils ne sont pas gratuits à produire et se détériorent. Si le savoir était dématérialiser, il n'y aurait plus ces problèmes, et tout le monde pourrait y accéder (à condition d'avoir un ordinateur). Ca me fait plaisir de voir des initiatives de ce genre : on peut enfin rêver à transmettre des connaissances à l'autre bout du monde, pour tous... ou presque.

Il risque pas de quitter mes marque-pages ce site là !

Le client riche, pour faire quoi ?

Avant tout, il faut bien comprendre le terme de client riche. Le client fait partie d'une architecture client-serveur où le serveur stocke les données et où le client lui demande des informations et les reçoit. C'est donc l'interface, la passerelle entre l'utilisateur et l'information à l'état brut.

Le terme riche peut sembler plus vague et il convient  de prendre un peu de recul pour cerner son intérêt dans le monde informatique. On assimile le terme riche à la richesse : dans un contexte plus classique, on pourrait parler de l'abondance de biens de valeur. Néanmoins je n'attribuerais pas cette définition à la richesse que l'on trouve en informatique, mais plutôt celle se rapprochant du sens que l'on peut donner à un vin : impression d'ensemble désignant un vin d’un bel équilibre et généreux en sensations de plaisir. Appliqué à ce que l'on souhaite, cela donnerait donc l'impression d'un(e) client/interface/application au contenu équilibré et pertinent, généreux en moyens graphiques ou techniques de diffuser de l'information. Il faut bien souligner que la richesse du client n'est pas sur la quantité mais plutôt sur la qualité.

On conçoit donc que le client riche doit ajouter de la valeur à un système existant, en proposant des moyens d'accès aux données plus adéquats, plus pertinents du point de vue de l'utilisateur.

Qu'apporte le client riche ?

Le client riche apporte de nombreux avantages dans de différents domaines, et ils concernent tout le monde : l'utilisateur, mais également le designer et le développeur. On peut essayer de classer ces avantages en quatre catégories : navigation, contenu, portabilité et maturité.

Navigation

La mise en page sur Internet s'est vite retrouvée limitée par le HTML. On y a ajouté les CSS, le DHTML, le Javascript mais pas forcément les bons outils nécessaires à améliorer la navigation : pour reprendre une expression de Microsoft, on peut dire que l'on se sert maintenant de l'expérience utilisateur pour proposer deux types d'améliorations :
  • De nouveaux composants et comportements comme les accordéons de Flex ou le glisser-déposer, brique majeure d'Ajax qui justement prouve la prise de conscience qu'il faut changer la façon de naviguer, soit en utilisation l'existant à bon escient (AJAX), soit en créant de nouvelles briques technologiques (WPF, Flex, OpenLaszlo, etc.).
  • Une personnification plus importante des interfaces. Dorénavant le moindre composant peut être facilement modifié, que ce soit au niveau de la forme ou de la couleur. Au delà, on modifie même les applications entièrement en les sortant du navigateur tout en restant connecté.
On obtient donc une navigation facilitée par des moyens techniques plus adaptés offrant à l'utilisateur un plus grand confort dans l'utilisation des services informatiques.

Contenu

Il y a sept ans, nous étions pour la plupart équipés de modems bas-débit, rendant par exemple le téléchargement d'une vidéo long et innaproprié. L'avénement de l'ADSL et du haut-débit nous amène maintenant à reconsidérer la question : la vidéo s'intègre très bien tout comme le son (en comptant la téléphonie sur IP) mais également une richesse graphique inégalée, offerte par des technologies comme Flash (destinée initialement aux graphistes) ou Direct X. Cette évolution permet d'offrir un panel plus large aux utilisateurs, créant une interaction plus forte.

Portabilité

Les moyens de se connecter à Internet se multiplient, grâce aux téléphones portables ou même maintenant la Wii (équipée du navigateur Opera). Dorénavant, il faut compter avec cette portabilité qui un jour permettra à tous de se connecter de n'importe où. Et déjà la plupart des technologies riches tentent de s'adapter à ces plate-formes. C'est par exemple le cas de Flash sur tous les OS et les portables, ou de WPF qui s'ouvrirait sur Mac OS.

Maturité

Peut-être la catégorie la plus difficile à définir car la moins visible. Les technologies riches apparues dernièrement profitent de l'expérience acquise pour proposer des outils puissants uniquement destinés à décrire des interfaces, que l'on pourrait appeler le tiers de présentation. Mais cela ne s'arrête pas là : les outils de développement sont adaptés et les langages de programmation sont spécifiques : en fait, tout est arrivé à maturité pour proposer aux développeurs les moyens de réaliser des interfaces conformes aux désirs des designers, en s'aidant de toutes les briques pour relier ces interfaces aux restes de l'architecture. L'ensemble fait donc gagner du temps à tous et permet d'améliorer la relation entre l'interface et les possibilités des applications.

Quel futur pour le client riche ?

Le futur proche des clients riches peut se diriger dans deux direcions :
  • Une délocalisation des services proposés sur Internet vers le bureau tout en restant connecté : plus besoin de navigateur ou de se soucier de compatibilité entre navigateur.
  • Une démocratisation des clients riches au sein des nouveaux services web, mais également en entreprise (par des intranet notamment).
A plus long terme, les évolutions sont plus délicates à définir. On peut néanmoins lancer quelques pistes :
  • Le client riche s'intègrerait à toutes les plate-formes et s'inter-opèrerait auprès d'un "central personnel" : votre ordinateur sur lequel se regrouperaient les informations fournies de vos autres périphériques (téléphones, laptop, etc.) dotés de clients riches.
  • Une évolution des services proposés poussant les interfaces à s'adapter à un besoin quotidien même pour les non-initiés.
  • Une nouvelle organisation de l'information, notamment sur Internet, poussant à redéfinir l'accès le plus intuitif aux données via une interface riche.
On pourrait ainsi dire : client riche + besoin utilisateur + organisation de l'information = Internet Riche.

C'est donc ainsi que je conçois ma pensée autour des clients riches, et je suis impatient de comparer ma vision à la votre.

Un e-book sur le web 2.0

vendredi 1 décembre 2006
Voici un e-book très intéressant d'une vingtaine de pages sur le Web 2.0.

Intéressant car :
  • Il est très pratique à lire grâce à une interface Flash très bien faite qui ne perd pas trop le lecteur (quoi de plus intuitif pour tourner une page que de cliquer sur le coin de page en bas à droite ?)
  • Son contenu est très instructif. Je n'ai pas eu le temps de tout lire, mais je vous recommande surtout l'interview de Tim O'Reilly, qui avait si bien décrit le Web 2.0 dans un de ses articles. Et les statistiques sur les mash-up sont plutôt surprenantes : la moitié utilisent Google Maps !

"Le web 2.0 n'a rien de nouveau. Il s'agit juste de se libérer de la plate-forme PC et de comprendre que les règles de la compétitivité sont différentes aujourd'hui."
Tim O'Reilly



Mais je mettrais un petit point noir sur le coté plus technique. On y parle beaucoup d'Ajax, sans entrer dans les détails. On a le droit à un quart de page sur Flex et WPF ou Apollo ne sont que "nommés". C'est surement là mon coté un peu technique qui ressurgit, mais tout de même !

Cet e-book apporte donc une perception plus extérieure au Web 2.0 : au lieu de se poser des questions plus précises comme l'intérêt de telle ou telle technologie, il s'interroge plus sur la remise en cause d'un site avant de passer en mode Web 2.0, ce que cela peut apporter, si une bulle se forme et sur les risques éventuels... Un point de vue rafraîchissant qui fait réfléchir.

via le blog de Aysoon

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