Pages are dead, long lives views

mardi 28 août 2007
Parlez-vous encore de pages web ? Est-ce toujours une terminologie usuelles ? Si vous êtes professionnel du web, calculez-vous encore en nombre de pages ? Consultez-vous les pages du site Google ou les services Google ? Voici quelques une des questions que je me suis posé dernièrement.

J'ai personnellement tendance à oublier le terme pages, penchant plutôt pour utiliser services, vues ou écrans. En effet, le dynamisme donné aux pages web par des technologies (ou ensemble de technologies) comme Ajax ou Flash les transforment en ensembles de vues, de fenêtres associées et reliées les unes aux autres, formant un tout cohérent, que l'on pourrait appeller services. En fait, le mot page fait bien trop statique pour encore être utilisé à l'heure actuelle. Comment pourrait-on par exemple définir Tafiti en utilisant ce terme ? Le dynamisme est bien plus complexe et créé donc des services et applications non plus formées de pages, mais plutôt de vues.

La fen�tre options de Netvibes
la vue Options de Netvibes, sous forme de fenêtre

Bien évidemment, le mot vue parlera aux techno-geek habitués de l'architecture MVC (modèle - vue - contrôleur). Et cela recoupe relativement bien l'utilisation que l'on souhaite en faire pour définir nos RIA. Ainsi, un écran sera découpé en plusieurs vues : par exemple, on peut considérer la fenêtre d'options de Netvibes, ou bien la liste des dossiers de Google Documents comme une vue.

Bien qu'il ne soit pas aisé de découper un site web en pages, il est encore plus difficile de découper une application riche en vues. Impossible de tenir une simple liste à puces : il faut passer par du visuel pour bien recouper les différentes parties de votre applications. Certains préféreront des maquettes réalisées sur Photoshop, d'autres le bon vieux brouillon sur la feuille de papier. Cette dernière méthode est intéressante car elle permet rapidement et facilement d'illustrer certains mécanismes typiques des RIA : les transitions avec effets graphiques. J'entends par là, par exemple :
  • l'affichage d'une fenêtre par dessus l'écran courant, assombrissant le reste
  • la réduction d'une liste d'éléments pour laisser la place à l'affichage d'un détail
  • le rechargement d'une partie précise de la page courante
San Dimas : liste
Réduction d'une liste de résultat sur l'application eBay San Dimas

San Dimas : liste r�duite
Avec un stylo et du papier, quelques flèches et autres crayonnages sont très rapidement parlant et permettent de se faire une première idée visuelle de ce que serait le résultat final. Ce dynamisme que l'on retrouve donc dans les RIA et peut être actuellement plus simple à rendre avec des feuilles et un crayon, plus tactile, que sur des outils pas forcément adapté pour présenter rapidement ces évolutions d'interfaces.

En conclusion, les nouvelles problématiques posées par les nouvelles interfaces au niveau graphique vont apporter peut être de nouvelles méthodes de travail, et pourquoi pas de nouveaux outils de conception plus adaptées à décrire des vues (plus dynamiques) que des pages (plus statiques).

Dossier sur les applications riches

mercredi 27 juin 2007
Suite et fin du dossier que j'ai réalisé en co-blogging avec Frédéric Cozic, alias Aysoon, qui tient un excellent blog sur les évolutions du web. Ecrit en trois parties, celui-ci tente de dresser un panorama complet sur les applications riches :
Ce tour d'horizon permet tout d'abord de bien recentrer et définir ce qu'est une application riche : quels sont les apports, les gains que cela peut apporter comparé à une application plus "classique". De nombreux exemples sont présents pour illustrer nos propos. Les RIA étant associées à des technologies relativement nouvelles, nous présentons rapidement ces dernières tout en restant bref mais exhaustif. Enfin, il est intéressant de pouvoir discuter de l'évolution que ces applications apportent : ce n'est plus seulement de nouveaux services mais un changement du web, vers ce que l'on appelle l'Internet riche.

Un grand merci à Frédéric avec qui j'ai réellement apprécié écrire ces articles. Enfin, tout commentaire est le bienvenue : bien que nous avons essayé d'être le plus complet possible, il peut encore subsister quelques questions, interrogations ou critiques !
Un besoin que certaines sociétés rencontrent est celui de la représentation de données. Que ce soit pour présenter des chiffres de vente, des présentations de produits, des courbes de prix, il faut arriver à représenter ces données de manière la plus significative possibles. Pour donner plus de sens à ce qui n’est à la base que des chiffres, il faut passer par une représentation graphique de ces données.

Parmi leurs caractéristiques, les technologies RIA permettent entre autres d’apporter de la richesse visuelle aux applications. Et c’est grâce à cette richesse qu’elles peuvent répondre aux besoins des sociétés. Au-delà même de la représentation des données, elles permettent de les manipuler de manière simple et intuitive. Ce gain est tout particulièrement visible lorsque ces données sont représentées par des graphiques.

Graphiques

Prenons quelques exemples pour illustrer ces propos.

Google Analytics est un outil de statistiques pour sites web. Il permet par exemple de fournir le nombre de visiteurs quotidien, leur répartition géographique, leur provenance, etc. Les graphiques y sont utilisés de manière très pertinente, variée et efficace :

  • Une courbe pour montrer l’évolution du nombre de visiteurs quotidiennement. Avec, au survol des points de cette courbe, une fenêtre d’information.
  • Un diagramme circulaire pour représente la provenance des utilisateurs.
  • Le constat est indéniable : les données graphiques permettent une représentation bien plus expressive qu’un simple tableau avec des chiffres.

Google Analytics

Intelligent Finance utilise les graphiques pour représenter les courbes de remboursement des prêts qu’elle propose. Cet échéancier graphique, au-delà de la représentation qui permet à l’utilisateur de mieux visualiser le fonctionnement du prêt, peut également permettre la manipulation de données, pour permettre un ajustement des données du prêt. Rapide, précis et immédiatement parlant.

Intelligent Finance

Google Finance utilise également des graphiques pour représenter les cours des actions. Au-delà de l’affichage des graphiques, il est intéressant de noter la facilité avec laquelle le filtrage des données (en fonction des dates) est possible.

<Google Finance

Les utilisations possibles des graphiques pour des applications riches sont immenses. Voici quelques possibles utilisations :

  • En finance / bourse / banque tout d’abord, où la manipulation de chiffres est omniprésente. On peut par exemple penser à un trader qui gagnerait énormément de temps à visualiser des informations représentées sur un graphiques à barres que sur un tableau.
  • Ensuite pour toutes les sociétés de sondages ou de métriques : la représentation des audiences, des sondages et résultats d’élections, etc.
  • Toutes les sites sportifs, souvent friands de statistiques, pourraient également utiliser des graphiques de manière plus pertinente pour enrichir leur contenu. L'équipe par exemple présente déjà des graphiques, mais de manière très statique.
L'?quipe

Les graphiques sont l’un des moyens les plus visuellement riches pour représenter des données. Les technologies RIA permettent de réaliser ceci de manière aisée, et même de les manipuler. Cette force permet un gain énorme au niveau des interfaces que l’on peut présenter aux utilisateurs. De manière plus générale, le message à comprendre de ce billet sur les graphiques est que les technologies RIA sont un moyen efficace de représenter toute sorte d’information de manière très pertinente.

Six mois d'Internet riche

vendredi 11 mai 2007
Et oui, voilà six mois jour pour jour que je tiens ce blog à jour. Six mois déjà, six mois seulement. Bien qu'au début certains billets concernaient des nouveautés du Web 2.0 que je trouvais intéressantes, ma ligne éditoriale s'est tournée de plus en plus vers les technologies d'applications riches, au vu de l'actualité croissante en cette année.

Voici quelques chiffres pour illustrer ces six mois de blogging. Du client riche à un Internet riche, c'est donc :
  • Plus de 100 billets
  • Plus de 110 commentaires
  • Plus de 12000 visiteurs
  • Plus de 21000 pages vues
  • Une moyenne actuelle de 150 visites quotidiennes, et de 140 lecteurs du flux RSS (merci à Fred Cavazza de m'avoir cité et ainsi d'avoir "boosté" mes stats :) )
  • Et surtout un certain nombre d'heures de recherches, d'écriture, de mise en page, etc.
Avec un peu de recul, tout cela m'encourage à continuer d'écrire, même si parfois les idées manquent ! Je crois d'ailleurs que j'ai tendance à écrire des billets moins nombreux mais peut-être plus complets... Je voudrais également remercier les personnes qui m'ont aidé et conseillé, ils se reconnaitront.

Pour terminer, une petite sélection de quelques billets un peu plus anciens, que vous n'avez peut-être pas tous pu lire ou découvrir :
J'espère que vous resterez fidèle à Du client riche à un Internet riche : l'évolution ne fait que commencer...

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