Pages are dead, long lives views
J'ai personnellement tendance à oublier le terme pages, penchant plutôt pour utiliser services, vues ou écrans. En effet, le dynamisme donné aux pages web par des technologies (ou ensemble de technologies) comme Ajax ou Flash les transforment en ensembles de vues, de fenêtres associées et reliées les unes aux autres, formant un tout cohérent, que l'on pourrait appeller services. En fait, le mot page fait bien trop statique pour encore être utilisé à l'heure actuelle. Comment pourrait-on par exemple définir Tafiti en utilisant ce terme ? Le dynamisme est bien plus complexe et créé donc des services et applications non plus formées de pages, mais plutôt de vues.

la vue Options de Netvibes, sous forme de fenêtre
Bien évidemment, le mot vue parlera aux techno-geek habitués de l'architecture MVC (modèle - vue - contrôleur). Et cela recoupe relativement bien l'utilisation que l'on souhaite en faire pour définir nos RIA. Ainsi, un écran sera découpé en plusieurs vues : par exemple, on peut considérer la fenêtre d'options de Netvibes, ou bien la liste des dossiers de Google Documents comme une vue.
Bien qu'il ne soit pas aisé de découper un site web en pages, il est encore plus difficile de découper une application riche en vues. Impossible de tenir une simple liste à puces : il faut passer par du visuel pour bien recouper les différentes parties de votre applications. Certains préféreront des maquettes réalisées sur Photoshop, d'autres le bon vieux brouillon sur la feuille de papier. Cette dernière méthode est intéressante car elle permet rapidement et facilement d'illustrer certains mécanismes typiques des RIA : les transitions avec effets graphiques. J'entends par là, par exemple :
- l'affichage d'une fenêtre par dessus l'écran courant, assombrissant le reste
- la réduction d'une liste d'éléments pour laisser la place à l'affichage d'un détail
- le rechargement d'une partie précise de la page courante
En conclusion, les nouvelles problématiques posées par les nouvelles interfaces au niveau graphique vont apporter peut être de nouvelles méthodes de travail, et pourquoi pas de nouveaux outils de conception plus adaptées à décrire des vues (plus dynamiques) que des pages (plus statiques).







